Sacoche VTT tout suspendu : partir chargé sans brider la suspension
Un VTT tout suspendu se prête mal aux bagages classiques. Le triangle arrière bouge à chaque compression de l'amortisseur, la tige de selle télescopique descend dans les passages raides, et le cadre n'a le plus souvent aucun œillet pour fixer un porte-bagages. L'amortisseur occupe en plus une partie du triangle avant. Les sacoches de cette collection se fixent à des endroits qui ne gênent ni la suspension ni la tige télescopique.
À l'arrière : des sacoches sur un support fixé aux haubans
La sacoche de selle classique pose deux problèmes sur un tout suspendu. Elle empêche la tige télescopique de descendre, et quand la suspension s'écrase, le pneu arrière remonte vers la sacoche jusqu'à la toucher.
À l'arrière, les sacoches se posent donc sur un support fixé uniquement aux haubans, la partie du cadre qui bouge avec la roue. Le support suit le mouvement de la suspension et la tige de selle reste libre sur toute sa course. Le kit support avec deux sacoches étanches de 10 L fonctionne ainsi, comme le support universel réglable en aluminium. Les différents systèmes possibles sont comparés dans notre guide porte-bagage VTT tout suspendu.
Mesurer l'écartement des haubans
Avant de commander, mesurer l'écartement entre les deux haubans à la hauteur prévue pour la fixation. Le support se règle de 120 à 157 mm. Vérifier aussi que les mâchoires ne gênent ni l'étrier de frein ni la durite, et que les talons ne touchent pas les sacoches en pédalant.
À l'avant : guidon et fourche
La sacoche de guidon accueille les affaires légères et volumineuses : duvet, veste, abri. Sur un VTT, il faut tenir compte du débattement de la fourche. Quand la fourche s'enfonce, le pneu avant remonte vers le guidon de toute la course de la suspension, souvent 120 à 160 mm. La sacoche doit rester au-dessus du pneu fourche comprimée, pas seulement à l'arrêt. Sur une fourche à air, le plus simple est de la dégonfler, de l'enfoncer à fond et de mesurer l'espace restant. Une sacoche de guidon de 7 L ou de 10 L passe plus facilement qu'un grand rouleau.
Les sacoches de fourche se fixent sur les fourreaux, la partie basse de la fourche qui suit la roue. Elles ne doivent jamais être serrées sur les plongeurs, les tubes lisses qui coulissent dans les fourreaux : la fixation abîmerait les joints et bloquerait la suspension. Sur une fourche suspendue, mieux vaut des volumes modestes, comme les sacoches de fourche 2 × 5 L, et vérifier le passage de la durite de frein.
Dans le cadre : le tube supérieur
Sur un tout suspendu, une grande sacoche de cadre trouve rarement sa place à cause de l'amortisseur. Les sacoches de tube supérieur, comme la sacoche de cadre 1,2 L ultralégère, restent accessibles en roulant et gardent le téléphone, les barres et la batterie à portée de main. Vérifier que la sacoche ne touche ni l'amortisseur ni les genoux en pédalant.
Répartir le poids et régler la suspension
Le principe reste celui du bikepacking classique : le lourd au centre et bas, le léger et volumineux aux extrémités. Sur un tout suspendu, un réglage s'ajoute : une fois le vélo chargé, l'amortisseur s'enfonce davantage. Contrôler l'affaissement (sag) en position de pédalage, bagages montés, et ajuster la pression si besoin. Un test de 30 minutes sur un chemin connu permet de vérifier que rien ne frotte et que rien ne bouge.
Cadre carbone : les précautions
Les coussinets en silicone protègent la peinture, mais un serrage sur des haubans en carbone reste une contrainte pour le cadre. Serrer de façon modérée, réduire la charge à l'arrière et consulter les recommandations du fabricant du cadre avant le montage. Le détail est dans porte-bagage sur cadre carbone.
Et si la place manque encore ?
Pour un voyage long avec un bivouac complet, la remorque monoroue fixée sur l'axe arrière laisse le vélo libre de ses mouvements. Le guide sacoche ou remorque vélo aide à choisir.